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Par La rédaction Dernière modification : 29/12/2017

Le gouvernement italien veut aider le Niger à protéger ses frontières, notamment celle nigéro-libyenne, où transitent de nombreux migrants qui souhaitent prendre le chemin de l’Europe.

Le Niger, principal pays de transit pour des dizaines de milliers de migrants qui cherchent à gagner l’Europe, va recevoir le soutien militaire de l’Italie. Rome va envoyer 470 soldats pour sécuriser la frontière avec la Libye et venir en aide à la police locale. Un premier contingent de 200 personnes partira début 2018, selon la presse italienne.

Depuis plusieurs mois, la ville d’Agadez, au nord du Niger, est devenue la plaque tournante du trafic d’êtres humains. Achetés là-bas par des trafiquants, les migrants sont généralement vendus à des esclavagistes côté libyen, avant d’atteindre la Méditerranée.

Le gouvernement italien se défend d’apporter son aide à Niamey pour servir ses propres intérêts et tarir l’afflux de migrants qui arrivent sur ses côtes. "Si nous apportons notre contribution au renforcement de ce pays, nous faisons quelque chose de sacro-saint pour les intérêts nationaux [du Niger]", a expliqué Paolo Gentiloni, le chef du gouvernement italien, qui rappelle que ses soldats pourront également aider à la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel.

De surcroît, "le Niger est un pays peut-être plus disposé que les autres à coopérer dans le domaine des migrations car c'est un pays de transit" dont l'économie ne dépend pas de l'argent envoyé par ses citoyens à l'étranger, a précisé Paolo Gentiloni.

Depuis le début de l’année, plus de 118 000 personnes sont arrivées sur les côtes italiennes. La grande majorité est partie du Niger avant de transiter par la Libye.