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Le meilleur moyen pour lutter contre l'immigration clandestine est, selon le président du Conseil économique et social européen, Georges Dassis, de créer des conditions propices à l'emploi en Afrique via des investissements "productifs". Il était ce lundi en visite en Côte d'Ivoire.

 C’est beau de faire des discours et dire qu’ ‘il faut éviter les migrations clandestines, et que les gens doivent restent chez eux’. Mais […] ce n’est pas avec les discours qu’on va les convaincre. On va les convaincre si on leur offre des possibilités d’avoir une vie décente [dans leur pays natal], c’est pour ça il faut des investissements », a ajouté Georges Dassis ce lundi 30 janvier.

En déplacement en Afrique depuis vendredi, il a rencontré ce lundi le Premier ministre ivoirien et participé à une séance de travail avec les membres du Conseil économique et social ivoirien, relate l’AFP. Il « faut jouer [notre] rôle afin qu’il y ait plus d’investissements, qui créeront de l’emploi dans des secteurs qui sont productifs en exploitant les ressources endogènes de chaque région », y a-t-il notamment déclaré.

Une « responsabilité collective » 

S’il reconnaît que l’Europe a besoin des migrants, le président du Conseil économique et social européen estime que « cette migration doit être régulée dans l’intérêt de tous […], en coopération étroite avec les pays d’où proviennent les citoyens qui désirent immigrer ». Georges Dassis a appelé à accentuer les campagnes de sensibilisation et d’information pour dissuader les candidats à l’immigration clandestine.

Le « drame inacceptable » de l’immigration clandestine doit nous « interpeller sur notre responsabilité collective dans la recherche des solutions et mesures urgentes à apporter à la crise migratoire actuelle, notamment celle des jeunes et des femmes de l’Afrique vers l’Union européenne à la recherche d’emploi et d’un mieux-être », a estimé de son côté Charles Koffi Diby, le président du Conseil économique et social ivoirien.

Soutien renforcé à la Libye

L’UE fait face à une crise migratoire inédite, liée au flux vers l’Europe de migrants et candidats à l’asile fuyant les conflits et la pauvreté en Afrique et au Proche Orient notamment. Vendredi 27 janvier, quelque 700 migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe par la mer ont été interceptés par les gardes-côtes libyens près des plages de Sabratha, dans l’ouest du pays.